Archives quotidiennes : 18 novembre 2014

Changements de plans

Nous sommes retournés à l’agence Reality Travel & Tours pour acheter un tour de ville. Leur approche est différente des autres agences et ils sont basés à Dharavi. J’aime bien l’idée d’aider de cette façon, 80/100 des fonds sont versés à un organisme du bidonville. A Colaba, le quartier où nous habitons, l’agence tient un mini bureau de la grandeur d’un garde-robe mais sur le plan informatique c’est très intéressant. Suite à une réservation, nous recevons une confirmation par courriel avec les recommandations d’usage pour le tour choisi. Nous avons donc déplacé notre visite de Dharavi de cet après-midi pour la jumeler demain avec un tour de ville. Si vous le désirez voir le site web: www.realitytoursandtravel.com
Afin de pouvoir payer notre tour en argent comptant nous sommes allés au guichet automatique et tout allait bien jusqu’à ce que nous ayons à confirmer la transaction. Imaginez notre tête de voir les instructions dans une langue qui nous est inconnue et avec une calligraphie qui nous est tout à fait étrangère! Où est le yes?

Nous allons à Dharavi

Hier après-midi alors que nous cherchions Reality Tours And Travel, une ONG qui organise des visites dans le bidonville Dharavi, nous avons dû retrouver nos capacités de flairer une vérité un peu biaisée pour ne pas dire une arnaque. Il faut s’attendre à cela. Chacun cherche à se faire une place et à gagner sa vie. Nous ne trouvions pas l’organisme en question et une autre agence offrait ses services sur le même bout de rue. Je savais que nous n’étions pas à la bonne agence mais rien ne nous disait que celle que nous cherchions étaient encore active…les informations dans les guides de voyage datent parfois…Dharavi est un des bidonville de Mumbai et le film Le pouilleux millionnaire y a été tourné. Plusieurs agences offrent maintenant cette visite.

Bien sûr notre allure ne trompe pas et nous avons eu bien des offres d’aide de personnes bien intentionnées qui ont reconnu les touristes que nous sommes. Et nous savons que chacun d’entre eux nous aurait probablement dirigé vers une compagnie qu’il connaissait afin peut-être d’y recevoir un pourboire…peut-être que nous serions tombé sur un bon samaritain mais nous ne le savons jamais d’avance alors nous avons appris à nous débrouiller. Mais cela n’est pas facile quand on se promène avec un guide de voyage à la main! Mais bon, il faut s’assumer.
Et c’est par hasard, en retournant sur nos pas que nous avons trouvé. Une petite enseigne, bien discrète, un bureau bien caché en haut d’un petit magasin, un escalier escarpé menant à un minuscule bureau. Nous y étions!
Je tenais à cette ONG car elle verse la grande partie des recettes aux organismes du bidonville. Et nous prenons le train pour nous y rendre…pas une voiture climatisée. Le rendez-vous est pris pour cet après-midi. Pas de photos mais de bons souliers et le cœur bien accroché..

Il y a plusieurs années j’avais assisté à une conférence de Nicholas Reeves, le fils de Hubert Reeves, sur l’apparition et le développement d’un bidonville. Cet urbaniste fascinant nous avait entretenu sur les valeurs et les réalités de ce milieu de vie. Aujourd’hui j’aurai l’occasion d’en apprendre davantage…

Mumbai enfin!

 

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Vue de l’hôtel, à ses pieds commence un immense bidonville. Avec l’aide d’un employé de l’hôtel, nous y achetons des adaptateurs pour nos appareils électroniques. Nous retrouvons avec bonheur l’Inde et ses contrastes. Mumbai, Inde

Nous sommes arrivés à Mumbai depuis une journée et déjà, dès les premières minutes j’ai retrouvé les odeurs, les bruits et le brouhaha que j’ai tant aimé lors de notre premier voyage. Hier midi, alors qu’un taxi nous emmenait à notre hôtel à Colaba, nous avons pu découvrir un Mumbai caché en partie par la pollution bien sûr, mais aussi une ville effervescente, pleine de contrastes, de contradictions et surtout pleine de vie.
Après nous avoir posé toute une série de questions sur notre pays, notre chauffeur nous a parlé de lui et de sa vie. À 62 ans il travaille encore pour sa survie et celle de sa femme, il raconte qu’ils ont deux enfants dont une fille qui n’est pas encore mariée. Il ajoute que la dote demandée par la famille du prétendant est élevée, trop élevée pour lui mais il ajoute qu’il travaille fort pour faire des économies. Par contre son ton nous indiquait un grand doute de pouvoir y arriver.
Nous avons pris notre premier bain de foule en après-midi et cela nous a rappelé nos stratégies pour ne pas être envahis par les gens qui veulent nous offrir des services, nous vendre quelque chose, nous demander de l’argent ou tout simplement nous offrir leur aide et jaser. Comment dire non avec un sourire, fermement tout en restant poli? C’est un art, croyez-moi!
Nous avons aussi retrouvé une ambiance inégalée…des voitures partout, des motos, des vélos tout cela parmi les passants, les vendeurs et les familles assises sur le bord de la rue. Et des klaxons! Et quelle circulation! Traverser une rue n’est pas une mince affaire!
Les femmes en sari sont toujours aussi belles et gracieuses pour la plupart. Pas toujours propres mais dignes…presque tout le temps. Il y a aussi ce petit signe de tête propre aux Indiens, un hochement de tête presque qu’il faut apprendre à interpréter selon le contexte. Cela peut être un oui, un non ou un peut-être. Il faut apprendre à décoder…
Bienvenue dans ce pays déroutant que nous souhaitons découvrir un peu plus. Vous venez avec nous?