Archives quotidiennes : 10 janvier 2015

Kumarakom

Robert et moi cherchions un endroit tranquille pour nous reposer quelques jours et visiter les backwaters quand mes recherches m’ont menée à un petit village appelé Kumarakom. Ce village, situé sur la rive du lac Vembanad, est  un point de départ pour les backwaters et j’ai lu que sa population est conscientisée sur la protection de l’environnement. Cela nous plaisait bien car le Kerala est un peu victime du succès de ses  backwaters. Les houseboats se sont multipliés depuis plusieurs années et la pollution s’est accrue, nous cherchons à y contribuer le moins possible.

La région de Kumarakom a servi d’inspiration à Arundhati Roy pour son roman « Le Dieu des petits riens » un best-seller international qui a gagné The Booker Prize Citation en 1997. Je désirais ardemment découvrir cet univers d’autant plus que je venais de trouver le livre à la Biennale de Kochi après l’avoir vainement cherché au Québec.

C’est avec beaucoup de curiosité que nous avons pris le train à Kochi pour un trajet de deux heures à travers les rizières. Négocier un rickshaw a été un peu compliqué à Kottoyam car notre gîte ne semblait pas très connu. Les chauffeurs se sont consulté entre eux et après une discussion très animée en malayalam, l’un d’eux a téléphoné au Backwater Breeze  pour avoir des indications pour se rendre. C’est donc avec un grand sourire que notre conducteur nous a invités à prendre place dans son rickshaw pour le 30 minutes de route qui devait nous amener jusqu’à Kumarakom. Ajish, notre hôte, nous attendait en moto à la croisée d’un chemin pour guider le chauffeur du rickshaw sur la route étroite qui longe les canaux. Heureusement car nous avions l’impression de nous rendre au bout du monde! Derrière les palmiers nous pouvions deviner les champs de riz puis être surpris au prochain détour de la route par la vue d’un houseboat accosté sur le bord du canal. Le soleil de l’après-midi tapait fort et le paysage semblait endormi dans la moiteur de l’heure la plus chaude de la journée.

Émerveillés nous avons dėcouvert notre gîte, juste en avant d’un canal, une odeur de fleur parfumée flottant dans l’air. Nous étions au paradis…

Dans les rues de Kochi

Lors de nos ballades dans les rues des villes que nous visitons, nous avons souvent de belles surprises. Ces rencontres improvisées avec les coutumes locales nous fascinent au plus haut point même si nous n’en comprenons pas toujours la signification. Mais à chaque fois que nous le pouvons, nous prenons le temps de savourer le bonheur d’y être présent.

Cette fois-ci la chance nous a surpris lorsque nous traversions les jardins du Dutch Palace après une marche dans le Quartier Juif. C’est la musique forte qui a d’abord attiré notre attention. Plusieurs personnes assistaient à ce qui nous a semblé être une cérémonie et nous nous sommes approchés de très près pour apercevoir des hommes qui jouaient des instruments que je ne saurais nommer avec en arrière plan des éléphants décorés pour la circonstance.

J’aurais aimé mieux comprendre ce qui se passait mais comme nous ne parlons pas le malayalam, la langue du Kerala, nous nous sommes contenté de nous  mêler à la foule, d’observer et d’écouter. Les festivités Indiennes, il faut bien se l’avouer, se passent dans le bruit! La deuxième pièce était plus douce et plus posée. Les cors ont temporairement laissé leur place!

Lors d’une autre ballade nous avons été témoins du travail d’hommes  qui transportaient de grands sacs de riz sur leur tête. Il faisait très chaud sous le soleil ardent de l’après-midi, ils ont continué sans même se reposer jusqu’à ce que le camion soit vide.Nous sommes toujours impressionnés par ces hommes qui travaillent si dur. Ils ont tout notre respect et nous admirons leur capacité de rire malgré des conditions difficiles.

La veille de notre départ nous avons pris une grande marche dans les rues de Kochi. Après avoir admiré quelques vitrines nous sommes allés prendre notre café pour la dernière fois dans un petit resto sur le bord de la rue, le Pizza Italia sur Tower Road. C’est dans ce même petit resto que nous avons fêté Noël avec Yan, Angèle et les filles. Il venait d’ouvrir et les pizzas étaient excellentes!

Mais pour nous ils font le meilleur café que nous avons bu en Inde. Nous ne voulions pas manquer notre dernière chance de nous régaler et de dire au revoir aux serveurs. Vous le savez, nous sommes fidèles aux resto que nous apprécions.