Dans les rues de Kochi

Lors de nos ballades dans les rues des villes que nous visitons, nous avons souvent de belles surprises. Ces rencontres improvisées avec les coutumes locales nous fascinent au plus haut point même si nous n’en comprenons pas toujours la signification. Mais à chaque fois que nous le pouvons, nous prenons le temps de savourer le bonheur d’y être présent.

Cette fois-ci la chance nous a surpris lorsque nous traversions les jardins du Dutch Palace après une marche dans le Quartier Juif. C’est la musique forte qui a d’abord attiré notre attention. Plusieurs personnes assistaient à ce qui nous a semblé être une cérémonie et nous nous sommes approchés de très près pour apercevoir des hommes qui jouaient des instruments que je ne saurais nommer avec en arrière plan des éléphants décorés pour la circonstance.

J’aurais aimé mieux comprendre ce qui se passait mais comme nous ne parlons pas le malayalam, la langue du Kerala, nous nous sommes contenté de nous  mêler à la foule, d’observer et d’écouter. Les festivités Indiennes, il faut bien se l’avouer, se passent dans le bruit! La deuxième pièce était plus douce et plus posée. Les cors ont temporairement laissé leur place!

Lors d’une autre ballade nous avons été témoins du travail d’hommes  qui transportaient de grands sacs de riz sur leur tête. Il faisait très chaud sous le soleil ardent de l’après-midi, ils ont continué sans même se reposer jusqu’à ce que le camion soit vide.Nous sommes toujours impressionnés par ces hommes qui travaillent si dur. Ils ont tout notre respect et nous admirons leur capacité de rire malgré des conditions difficiles.

La veille de notre départ nous avons pris une grande marche dans les rues de Kochi. Après avoir admiré quelques vitrines nous sommes allés prendre notre café pour la dernière fois dans un petit resto sur le bord de la rue, le Pizza Italia sur Tower Road. C’est dans ce même petit resto que nous avons fêté Noël avec Yan, Angèle et les filles. Il venait d’ouvrir et les pizzas étaient excellentes!

Mais pour nous ils font le meilleur café que nous avons bu en Inde. Nous ne voulions pas manquer notre dernière chance de nous régaler et de dire au revoir aux serveurs. Vous le savez, nous sommes fidèles aux resto que nous apprécions.

Tournée à Fort Kochi

Lorsque nous séjournons dans une ville, nous aimons bien louer les services d’un chauffeur de rickshaw pour quelques heures. Cela nous permet de nous dėplacer plus rapidement et de visiter des endroits qui sont parfois éloignés les uns des autres. De plus, les conducteurs connaissent habituellement bien les alentours et se font un plaisir de nous amener hors des sentiers battus si nous leur demandons.

Avec l’expérience, nous avons appris que certaines précautions sont quand même de mise afin de ne pas être déçus: le prix doit être fixé avant le départ pour éviter les surprises. Il est mieux de se documenter d’abord sur les principales attractions à visiter et de nous entendre avec les chauffeurs de rickshaw afin qu’ils complètent  notre sélection. Mieux vaut aussi préciser que nous ne voulons pas magasiner car certains nous amènent dans des boutiques où ils reçoivent une commission.

C’est de cette façon que nous avons visité un grand lavoir où des employés lavent, étendent et repassent le linge des résidents des alentours de Kochi. Probablement aussi celui des hôtels et des autres touristes.

Nous avons rencontré la plus âgée des employées. Elle lave le linge les pieds dans l’eau et lorsqu’elle a fini de savonner, de battre le linge, de le rincer et le tordre, son sari est entièrement mouillé. Lorsqu’elle m’a fait signe de m’avancer pour l’observer je ne me suis pas fait prier! Elle a accepté que je la prenne en photo et que je la filme. Elle m’a beaucoup impressionnée par sa force malgré son âge. Je sentais le vent lorsqu’elle battait le linge sur la pierre et j’ai été éclaboussée par l’eau qui jaillissait des vêtements!

Le linge ainsi lavé est étendu sur de grandes cordes sur le terrain d’à côté, sans épingle à linge bien sûr! Certains morceaux sont étendus directement sur le sol comme nous l’avons vu si souvent un peu partout en Inde.

Ensuite il y a le repassage et le pliage.

 

Nos chauffeurs de rickshaw nous ont affirmé par contre que la majorité des résidents ont des laveuses automatiques.

À Kochi, une petite visite au marché aux épices s’imposait. Nous avons vu un employé préparer des sacs de masala, ce mélange d’épices si populaire en Inde. Comme cela sentait bon et c’était impressionnant de le voir mesurer les différents ingrédients seulement avec ses mains!

Notre autre bonheur en voyage est de marcher dans les rues et d’observer ce qui se passe autour de nous. C’est de cette façon que nous nous sommes retrouvés dans un bidonville où nous avons été accueillis par une famille musulmane. Plusieurs voisins se sont ajoutés à la discussion et en peu de temps les rires fusaient de partout. Ensemble, nous avons feuilleté  l’album des photos du mariage de la fille aînée. Elle attend un bébé pour avril et la future grand-mère est très fière.

Un peu plus loin, Robert a joué au criquet avec deux jeunes garçons dans une ruelle. En partant, Robert cherchait une poubelle pour jeter sa pelure de banane et il a demandé les indications aux garçons. L’aîné lui a dit qu’il trouverait ce qu’il faut dans la rue voisine. Il a ajouté: « Surtout, ne la jetez pas par terre! » Nous sommes partis avec le sourire. Ce sont ces jeunes qui vont rendre l’Inde plus propre.

Nous sommes retournés dans le quartier à la fin de notre séjour à Kochi, le plus jeune des enfants jouait dans la ruelle. Il a vu Robert en passant et est venu le saluer au pas de course!

Les contacts avec les Indiens sont souvent les plus grands plaisirs de nos journées…

Les filets chinois

Parmi les des grandes attractions de Fort Kochi les filets chinois ou carrelets attirent facilement notre attention. Ils sont difficiles à manquer car ils sont gigantesques et leur majestueuse silhouette tranche sur le ciel bleu du Kerala. Ces carrelets sont disséminés tout le long des rives du port de Kochi mais aussi en bordure des cours d’eau environnants. Nous en avons vu jusqu’à Kottayam, située à deux heures de train au sud de Kochi. Ces filets de pêche sont un héritage des commerçants Chinois du 14e siècle et utilisent une technique très ancienne.

Je ne crois pas que ce soit une technique des plus efficaces de nos jours mais je dois vous avouer que de voir ces pêcheurs  remonter leur filet pour y recueillir un peu de poisson est tout un spectacle.

 

Plusieurs hommes sont nécessaires pour activer cet immense système de contrepoids afin de relever le filet puis le descendre à l’eau lorsque les poissons sont prélevés. En les regardant travailler, j’ai eu l’impression que chacun accomplit une tâche qui lui est propre, toujours la même. C’est toujours le même pêcheur qui va chercher le poisson dans le filet lorsqu’il est relevé. Deux autres marchent en équilibre vers le filet lorsque celui-ci redescend afin d’en favoriser l’immersion.

 

Puis ils recommencent. Toujours les mêmes gestes, jours après jours…inlassablement sous le chaud soleil du Kerala. Les oiseaux attirés par l’odeur du poisson et peut-être dans l’espérance de chiper un bon repas, volent autour de la tête des pêcheurs. Leurs cris retentissent aussitôt que le filet est remonté de l’eau.

À chaque fois que je vois ces carrelets, je sens de nouveau la chaleur du soleil, le vent qui souffle dans les filets et le clapotis de vagues…

 

Nouvel an à Fort Kochi

Pour fêter le Nouvel An, nous avions pris rendez-vous avec Yan et Angèle, nos amis blogueurs québécois et leur filles Céleste et Corail. Chacun de notre côté, nous avons avions glané tout juste assez d’info pour organiser un petit souper au resto et prévoir nous rendre à la plage où devaient se tenir les festivités du 31 décembre. Lesquelles? Il y avait là un petit mystère …

Noël a été plutôt sage à Kochi avec quelques décorations et un peu de chants de Noël. Puis des lumières dans les arbres, des guirlandes au dessus des rues et de jolies étoiles éclairées de l’intérieur ont été installées les derniers jours de décembre.

 

Et nous avons vu apparaître des pères Noël, placés dans différentes positions, à plusieurs endroits de la ville et parfois avec des enfants à côté qui demandaient des « donations ». Curieusement, le visage des pères Noël avait un air sérieux presque fâché, bien loin du jovial vieillard que nous connaissons. Et nous avons entendu que la veille du Jour de l’An les pères Noël seraient brûlés…et que des pétards éclateraient. Justement les « donations » servaient à acheter des pétards. Lire la suite

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Quand des blogueurs se rencontrent

Yan et Angèle, Céleste et Corail sont partis du Québec depuis le début novembre et nous suivons leurs aventures depuis. Imaginez! Six mois en cavale avec deux enfants!

Et ils se racontent sur leur blogue

lattj.com

Nous les avons suivi avec grand intérêt lors de leur séjour au Sri Lanka, sur la côte est de l’Inde du Sud et lors de leur remontée vers Kochi en longeant la côte ouest. Plusieurs d’entre vous étaient aussi de la partie car j’ai partagé leurs parutions sur Facebook…

Nous sommes partis du Québec un peu plus tard qu’eux et nous avons emprunté le trajet inverse. De Mumbai vers le centre du pays puis vers le sud en longeant la côte ouest. Yan a aussi suivi nos péripéties et nous avons échangé quelques courriels. Il était bien logique qu’un jour nos routes se croisent!

C’est donc pour un souper de Noël que nous avons choisi de nous rencontrer, à Fort Kochi au Kerala. Comme cela m’a fait drôle de voir s’animer devant moi des personnes que je n’avais vu qu’uniquement en photo! Après avoir lu leurs récits, j’avais déjà l’impression de les connaître un peu. Et surtout, quel coup de cœur!

Après une visite au terrain de jeux tout près pour faire plaisir à Corail et un peu de crème glacée pour attendre plus facilement le souper…nous avons décidé de nous installer à un des petits resto alignés sur le bord de la rue et de commander de la pizza. Cela repose un peu de choisir parfois des mets non Indiens, surtout que les filles en rêvaient depuis la veille et que le chef est Italien! Les filles étaient ravies et nous les adultes, tout contents de passer un Noël très relax avec nos gougounnes dans les pieds à jaser et à nous découvrir!

Bien installés à l’extérieur alors que dévalait autour de nous un flot incessant de promeneurs, nous avons partagé nos anecdotes de voyage. Imaginez nous, des blogueurs québécois passant notre Noël loin des êtres aimés, animés d’une même passion…réunis en Inde!

Corail nous a bien fait rire quand elle nous rappelait « Mais c’est Noël! » Céleste a participé à la conversation et s’est permis quelques taquineries envers Robert. Je crois qu’elle aime bien blaguer Céleste et cela tombe bien, Robert aussi!

La soirée s’est déroulée si vite! Personnellement je ne crois pas que cela soit notre dernier rendez-vous…pas quand les échanges ont été si faciles et avec autant d’intérêts communs! Où? Je ne vous en dit pas plus, c’est une surprise…vous verrez bien!

Quant à moi, j’ai fait une promesse à Corail…

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Escapade

Le Kerala est un état bien arrosé par des fleuves et des rivières mais il est surtout réputé pour ses lagunes ainsi que sa multitude de canaux qui relient les villages les uns aux autres, les backwaters. La région de Kochi, où nous sommes présentement, est donc constituée de différentes îles dotées d’une végétation luxuriante et parsemées de plusieurs petits villages. Le Kerala est fameux pour ses backwaters bien sûr mais aussi pour ses houseboats, ces petites maisons construites sur des bateaux. Nous désirons donc explorer ces merveilles mais nous n’avons pas prévu le faire à partir de Cherai ni même ne Kochi mais plutôt dans la région d’Alleppey, un peu plus au sud. Puisque nous ne sommes pas les seuls touristes à désirer y faire une petite tournée, le Kerala est un peu victime de son succès et malheureusement l’effet secondaire est une pollution grandissante. Nous allons donc rechercher un parcours qui sera le plus respectueux possible de l’environnement. C’est à suivre!

Donc, si nous revenons aux canaux du Kerala, Cherai Beach est située sur une île reliée a une autre île…qui est reliée à une autre île…par de petits ponts. Pour notre dernière journée à Cherai Beach, nous avons loué les services d’un chauffeur de rickshaw afin qu’il nous amène vers les principaux points d’intérêts de la région de Cherai.

Robert voulait absolument visiter les quais où arrivent les bateaux de pêche. Vers 15:00 alors qu’ils rentraient au port, le personnel est passé au nettoyage  et aux réparations nécessaires de leur bateau.

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Robert est entré dans un hangar tout près afin d’admirer les poissons prêts à être acheminés vers les marchés. Il avait beaucoup de questions et les gens lui ont répondu avec beaucoup de gentillesse, lui proposant même des prises de vue pour ses photos!

J’ai pris un petit video et heureusement pour vous…sans odeur! Ici j’entends rire ma mère car elle se souviendra de mon dégoût pour l’odeur du poisson depuis toujours! Et pendant cette visite l’odeur était définitivement au rendez-vous! Mais mon amoureux avait l’air si heureux que je l’ai suivi.

Plus loin, des hommes s’affairaient à réparer un filet, installés sur le quai sous un soleil brûlant malgré la fin de l’après-midi.Ils m’ont aussi donné la permission de les filmer.

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Plus loin, lors  de la visite d’une église, nous avons rencontré des jeunes  attroupés sur le parvis, accompagnés de leur professeurs. Les jeunes filles étaient habillées de jolies robes blanches et les garçons portaient des habits blancs. Je me suis approchée et les jeunes filles m’ont raconté qu’elles font partie d’une chorale et qu’elles vont chanter des chants de Noël.

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À ma demande, la troupe s’est exécutée pour moi toute seule. C’était tellement beau!

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Pour terminer la visite, notre chauffeur nous a fait découvrir un petit coin que nous ne soupçonnions pas. Un endroit où la mer et les rizières ne sont séparées que par un petit chemin asphalté de quelques mètres de largeur, juste assez large pour une voiture.

Quelle magie!

Et nous sommes revenus à l’hôtel juste à temps pour voir le soleil se coucher sur la mer une dernière fois avant notre départ pour Kochi.

 

Pause à Chilliout

À notre arrivée à Cherai, notre hôtel était en panne de cuisinier donc pas de repas au resto sur le toit tel que prévu. Le gérant  nous a donc dirigé vers un petit restaurant tout près, à quelques centaines de mètres de l’hôtel. Affamés après plus de 5 heures de train et de 45 minutes de rickshaw, nous sommes entrés à Chilliout tout surpris d’y trouver un petit havre de paix.Quel contraste avec le bruit de ce matin à Calicut!

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Construit sur le bord de la plage, le restaurant fait de bois et de bambou est très accueillant et son personnel attentif.

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L’ambiance est relaxante avec sa musique d’ambiance et le bruit incessant des vagues. Chiliout offre le WiFi et nous avons pris le temps de regarder nos courriels. J’ai aussi réussi à transférer quelques photos sur le IPad en vue d’un prochain article sur le blogue.Enfin! Internet n’est pas toujours efficace en Inde…

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Nous avons dégusté notre repas, en savourant ce moment de détente. Puis en levant les yeux j’ai vu des dauphins qui s’amusaient, pas très loin du rivage en plein après-midi! Nous avons observé leur manège un bon moment car ils s’amusaient ferme!

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Nous sommes retournés à plusieurs reprises au Chilliout lors de notre séjour à Cherai Beach. Lorsque nous sommes en voyage, il nous arrive souvent d’adopter un endroit et d’y retourner plusieurs fois pour  nous y reposer. Parfois nous choisissons le même menu, celui qui nous a plu… Notre façon de voyager est extrêmement stimulante et nous amène mille et une découvertes. Mais notre désir d’expériences nouvelles et de comprendre ce qui se passe autour de nous, nous oblige à nous adapter constamment, tous les jours, plusieurs fois par jours. Passer un peu de temps dans un endroit où nous pouvons nous déposer nous aide à faire le point et à nous retrouver, pour mieux continuer. Chiliout nous a permis de faire cela à Cherai Beach. À chaque visite l’ambiance a été aussi accueillante.

 

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L’humour est au rendez-vous, le personnel souriant et attentif même lorsque le resto est bondé. On y mange bien et il est possible de louer des chaises sur la plage devant le resto pour profiter de la mer. Il arrive aussi que les clients en profitent pour se baigner l’après-midi puis reviennent à leur table pour terminer leur breuvage!

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Pour en connaitre un peu plus long sur l’histoire de Chillout et savoir pourquoi un jeune Parisien s’est retrouvé à vivre à Cherai Beach vous pouvez consulter chilioutcafe.com ou Chiliout Café à Cherai Beach sur Facebook.

Et si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à venir saluer Edy et son équipe!

 

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Une visite au village

Depuis quelques jours, nous prenons le temps de nous reposer à la plage de Cherai, notre arrêt était prévu pour cela. L’hôtel donne directement sur la plage, à quelques mètres de la mer. Nous rencontrons des personnes très intéressantes avec qui nous tissons de beaux liens, tout doucement. Le soleil est de la partie, la chaleur aussi. Nous sommes chanceux et nous passons de beaux moments.

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Il y a quelques jours, nous avons exploré le village de Cherai afin d’y acheter des provisions. Cette belle petite marche nous a fait découvrir de magnifiques canaux intérieurs, des filets de pêche chinois et une végétation luxuriante. En passant sur un des petits ponts qui relie la plage de Cherai à la terre ferme, nous nous sommes exclamé devant des méduses dans le canal avec les gamins du coin. Puis nous avons continué notre chemin en faisant bien attention, marcher le long de la route demeure toujours aussi périlleux mais nous commençons à nous y faire.

Par hasard, à l’entrée du village, nous avons longé un bâtiment où des tisserandes travaillaient sur leur métier. Elles nous ont invité à entrer et à les regarder actionner leur métier. Ces femmes nous ont accueilli avec de grands sourires et nous ont expliqué leur façon de faire à l’aide de quelques mots jumelés avec des signes. Puis elles ont fait une démonstration d’un air très sérieux…Le mouvement répétitif et rapide qu’elles exécutent avec leur bras pour faire passer le fuseau d’un côté à l’autre a attiré mon attention. Lorsque je les ai questionné à ce sujet, elles ont confirmé qu’elles développent de la douleur à l’épaule après un moment. Robert m’a fait remarquer qu’elles doivent aussi coordonner le mouvement des bras avec ceux des pieds pour actionner les pédales.  La pièce où elles travaillent est sombre mais relativement fraîche ce qui tranche avec la chaleur à l’extérieur. J’aurais beaucoup aimé en savoir plus long sur leur vie et leur demander si elles travaillent pour une petite usine ou une coopérative. Malheureusement la barrière de la langue a de nouveau fait des siennes.

Puis nous sommes approché d’un groupe  d’hommes occupés à concasser de la pierre sous un soleil brûlant. La chaleur était suffocante!  Il y a beaucoup de réfection des routes car le village se prépare à recevoir plus  de visiteurs pour le congé des Fêtes. La population sera augmentée de quelques millers de personnes. C’est le début de la haute saison! Et les rues ont désespérément besoin d’être réparées! Mais quel travail difficile…

Nous avons facilement trouvé des fruits et des légumes frais dans des étals le long de la rue. Nous avons choisi de belles oranges et un concombre bien juteux. Les concombres sont si délicieux ici!

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Tout près, à l’étal voisin, des hommes nous ont proposé des chips de pommes de terre fraîches cuites dans de l’huile de coco.Nous avons eu droit à une petite dégustation et c’était tellement bon que nous nous sommes laissé tenter! Gentiment, le cuisinier a fait une petite démonstration de la cuisson juste pour nous tout en prenant la pose pour la photo bien sûr!

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Pendant notre exploration des rues de Cherai un jeune homme est venu nous saluer. À notre grande surprise il s’est présenté comme venant du Canada. Surprise, j’ai demandé des précisions car il y a une région tout près d’ici qui s’appelle Kanada… »Mais non, je viens du pays Canada, je suis de Winnipeg! » Il est venu visiter ses parents pour le congé de Noël, il possède toujours des propriétés à Cherai et il compte y revenir un jour mais pas pour l’instant. Nous avons jasé des changements survenus à Cherai depuis quelques années. Le village était plus petit et très calme, maintenant de nombreuses constructions se sont ajoutées causant la perte de beaux espaces verts. Sans compter les déchets qui traînent un peu partout. D’un air songeur, il a ajouté  qu’il aimait bien son village comme il était il y a quelques années…

Quant à nous, nous avons passé un très bel après-midi à faire nos courses dans ce joli petit village. Merci la vie.

 

Dans une vitrine

Dans un centre d’achat à Calicut, nous avons vu ce chandail pour le moins original. C’est sûrement très pratique pour ranger la tablette mais est-ce confortable? Qui sait?

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Un après-midi à Cherai

Nous logeons dans un petit hôtel juste en face de la mer. Un après-midi, un homme a attiré notre attention alors qu’il pêchait à l’aide d’un filet, pas très loin du rivage. Inlassablement il installait son attirail à plusieurs mètres du bord et il le  maintenait en place à l’aide de bouées. Puis il allait s’asseoir dans les rochers, sous un parapluie pour se protéger du soleil comme le font souvent les gens d’ici. Après quelque temps, il retournait chercher son filet, le sortait de l’eau, procédait au triage de ses trouvailles et recommençait de nouveau…

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Cet après-midi là,  il a accepté que je le photographie et il a très gentiment répondu aux questions de Robert.

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Nous avons alors pu regarder sa pêche de plus près. Les poissons et les crabes étaient petits mais ils semblaient faire son affaire…Evidemment il connaissait le nom de tous les poissons. Je me suis étonnée devant ses crabes aux pattes bleues.

 

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Sa pêche se poursuivit jusqu’à  la tombée de la nuit.

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Les jours suivants, nous avons de nouveau été témoins de son manège. Patiemment, il installait son filet pendant que de plus grands bateaux de pêche passaient près de lui. J’aimerais bien connaître son histoire…