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Le Sri Lanka…

Hier matin, nous sommes partis de Trivandrum une ville au sud du Kerala pour nous rendre à Colombo, la capitale du Sri Lanka. C’est une nouvelle étape de votre aventure qui commence. Un autre pays à découvrir, une autre monnaie à apprivoiser et une autre culture pour s’émerveiller. Pour moi, c’est presque un rêve de petite fille car un des premiers livres que j’ai lu enfant se passait au Ceylan, aujourd’hui le Sri Lanka. J’ai toujours rêvé de voir ses jungles…

Notre trajet n’est pas totalement déterminé mais je crois que nous aurons un bel équilibre entre des temples et leur belle architecture, les plages, les musées, les marchés et bien sûr, les contacts avec les gens du pays.

Nous avons acheté nos billets d’avion en ligne et téléchargé nos passes d’embarquement sur nos IPhones. Nous avons fait nos demandes de visas en ligne et nos réponses sont arrivées dans les minutes suivantes.Lors d’un voyage comme le nôtre, les connexions WiFi sont très importantes. Et nous choisissons notre hébergement en conséquence. Nous avons besoin d’une bonne connexion pour réserver nos hôtels et pour télécharger des cartes Google que nous pouvons ensuite consulter hors ligne grâce au GPS de nos appareils. Nous apprécions aussi garder le contact avec toutes les personnes qui nous sont importantes. Malheureusement, depuis quelques semaines, les connexions ne sont pas suffisamment efficaces pour que nous utilisions Facetime ou Skype…

Nous verrons bien comment cela se passera au Sri Lanka. Nous nous sommes remis à la lecture de nos guides de voyage pour préciser nos destinations car le Sri Lanka offre tant de possibilités et nous n’y serons qu’un mois, la durée de nos visas. C’est le bon côtė de voyager avec nos sacs à dos, nous pouvons réajuster notre trajet selon les besoins! Nous serons deux jours à Colombo et nous résidons dans un vieux quartier du marché Pettah. C’est très animé!

Notre visite au Sri Lanka a bien commencé car l’avion qui nous a amenés ici est parti plus tôt que prévu! Et pour ceux qui sourient déjã…nous avons pris le bon avion!

Ça devait arriver

Et oui! Cela devait arriver un jour ou l’autre…avec  le nombre de trains et d’autobus que nous avons pris depuis 16 ans de voyages d’aventure et si l’on considère que l’information en Inde n’est pas la plus claire surtout quand il s’agit des trains…

Il fallait s’attendre à ce qu’un jour ou l’autre nous prenions le mauvais train!

Cette journée là nous devions nous rendre à Trivandrum par le train puis emprunter un rickshaw pour nous amener à notre destination finale: Kovalam.

Plusieurs trains se rendent de Kollam à Trivandrum à tous les jours. Nous avons donc acheté nos billets directement à la gare peu avant le départ car il n’y a pas d’achalandage sur ce trajet d’à peine plus d’une heure. Notre billet précisait l’heure du départ et la destination, c’est tout. Pas le nom du train ni son numéro. Comme ce n’était pas clair, j’ai demandé des précisions à quatre reprises et à chaque fois l’information me semblait cohérente avec la précédente.

Et oui, il arrive parfois que les informations soient contradictoires et il est sage de valider plutôt deux fois qu’une!

À l’arrivée à la gare, lorsque les billets sont réservés d’avance, une liste de noms  et le numéro du siège est affichée avec le nom du train et son numéro, cela confirme la réservation. Ensuite nous retrouvons une liste de noms collée sur le wagon du train où nous devons nous installer. Toute cette recherche se fait à travers les bagages de toutes les sortes, les vendeurs de nourriture et de breuvages ainsi que les employés de la gare qui font le ménage ou qui transportent de la marchandise. Comme le train ne s’arrête souvent que quelques minutes, il ne faut pas perdre de temps avant d’embarquer avec nos bagages. Les quais sont souvent très longs et il est difficile de se frayer un chemin à travers la foule pour trouver le bon wagon. Pour sortir du train c’est aussi difficile puisque les gens s’empressent de monter avec leurs bagages et nous risquons d’être refoulés à l’intérieur du train avec nos propres bagages! Habituellement cela se passe quand même bien.

Dans le cas qui nous intéresse, il n’y avait pas de siège attitré et l’on nous disait de nous asseoir où nous le voulions. Le prochain train devait être le nôtre et nous y sommes monté…

Après trente minutes, le train s’est arrêté, nous avons été informés que c’était la fin du trajet et qu’en plus, nous n’étions pas à Trivandrum!  Calmement mais incrédules nous avons rassemblé nos bagages, mis nos sacs à dos sur nos épaules et nous sommes dirigés vers le chef de gare sous le chaud soleil d’après-midi. Après avoir fait une marche de plusieurs minutes le long du quai presque désert et emprunté la passerelle au dessus de la voie ferrée pour nous rendre à la gare, le chef de gare nous a confirmė que nous n’étions pas à Trivandrum. De plus, le seul  bus qui aurait pu nous y amener venait juste de quitter!

Je commençais à me dire que nous n’aurions pas d’autre choix que de dormir dans le petit village où nous étions. Le chef de gare s’est un peu gratté la tête puis nous a proposé une alternative.  Nous n’étions pas très loin de Kovalam. Il a fait venir un chauffeur de rickshaw et nous a négocié un trajet directement à Kovalam sans passer par le centre-ville de Trivandrum comme l’aurait fait le trajet d’autobus ou le train.Nous avons accepté. Cela nous a coûté à peine plus cher que le trajet prévu et nous sommes arrivés plus tôt que prévu à Kovalam!

Cela devait arriver un jour …

Un bel intermède

Depuis le début de notre voyage nous avons la chance et le privilège de rencontrer des personnes toutes spéciales. À Kumarakom nous avons connu une famille qui tient le petit gîte où nous avons habité pendant plusieurs jours, le Backwater Breeze. Lorsque nous réservons en ligne il est difficile de bien évaluer l’impact de nos choix et même si nous consultons l’avis des autres voyageurs sur des sites spécialisés, la réalité est partfois une surprise. Dans ce cas-ci, la surprise a été très agréable.

Backwaterbreeze.com

Nous avons été reçus par Ajish venu en moto pour nous accueillir à une croisée du chemin. Nous n’avons pas tardé à rencontrer sa très jolie épouse qui est venue s’assurer de notre confort dès notre arrivée. Notre chambre était très simple mais propre avec un balcon de rêve, exactement comme la photo de la publicité! Nous étions situés juste en avant du canal et nous pouvions y observer la vie de notre balcon, bien installés sur nos chaises de bambou tout en dégustant le délicieux thé préparé par l’épouse d’Ajish.

J’aimerais bien revenir un jour pour êcrire…le seul hic est que le réseau WiFi est un peu lent, il est suffisant pour vérifier nos courriels mais pas assez rapide pour accéder à notre blogue. Je n’ai donc pu publier pendant notre visite.

Ajish est une mine de renseignements. Il n’est jamais à court d’idées et il trouve facilement des solutions à tout. Combien de fois il nous a dit: « Vous êtes nos invités » alors que nous le remercions de ses services. Cela semblait si  naturel! C’est lui qui m’a expliqué comment la terre a été récupérée du lac Vembanad pour devenir des rizières et il nous a même amenés voir les vannes qui ont été installées entre Kochi et Kottayam pour assurer de l’eau fraîche aux rizières.

Mis à part le déjeuner, les repas étaient servis sur le bord de l’eau, les deux pieds sur la terre battue, sous les arbres dans un endroit bien aménagé avec des plantes. Nous pouvions commander notre repas au cuisinier et il s’ensuivait une discussion sur l’heure où serait servi le repas. C’était toujours délicieux et surtout servi avec un grand sourire.

 

Nous avons appris que le restaurant appartient à un des oncles de Ajish. C’est un peu une histoire de famille…Nous avons rencontré des gens qui travaillent très fort pour gagner leur vie. Ils ont tout fait pour assurer notre confort. Nous garderons d’eux un excellent souvenir et si nous revenons dans la région nous n’hésiterons pas à retourner à leur hôtel, un petit coin de paradis tenu par des gens charmants.

 

Les rizières de Kumarakom

Les rizières de Kumarakom et des alentours sont situées plus bas que le niveau de la mer, un phénomène unique dit-on. En lisant cela, j’ai tout simplement cru que c’était dû à une formation naturelle.La nature nous joue parfois de ces tours…Mais  non! Pas du tout.

Le vaste réseau des canaux des backwaters est bien dû à des fantaisies de la nature mais l’accès à la terre pour les rizières ne l’est pas! C’est Ajish Varghese, notre hôte au Backwater Breeze qui m’a expliqué comment l’homme est intervenu il y a de cela plusieurs centaines d’années pour développer plus de terres de culture pour la population. Un grand projet a ceinturé et divisé les abords du grand lac Vembanad en petites sections pour en retirer l’eau afin d’avoir accès aux terres jusqu’alors inondées. J’imagine que la profondeur de l’eau n’était pas si grande pour que le projet fonctionne!

Aujourd’hui, lorsque nous nous promenons sur les canaux, le niveau de l’eau sur lequel nous navigons est surélevé de plusieurs mètres au dessus des rizières. Un jour en passant en bateau nous avons eu la chance de voir comment les eaux des rizières sont retirées avant les plantations.

Cela donne un paysage magnifique! Les canaux sont bordés de petits sentiers ou de routes justes assez larges pour laisser passer une petite voiture. Une rangée de cocotiers et de petites maisons séparent les champs de riz et les canaux alors qu’une clairière inattendue nous laisse entrevoir de magnifiques étendues vertes où travaillent plusieurs personnes souvent sous un soleil ardent.

Un jour alors que je faisais remarquer à Ajish que les eaux des canaux sont tellement plus propres que celles de Cochin, il m’a expliqué que les autorités de la région ont installė des cloisons sous certains ponts de la région pour empêcher les eaux de la mer d’entrer dans les backwaters des environs. Les rizières sont alors assurées d’un apport d’eau fraîche qui provient de la pluie ou du lac Vembanad. Dans le cas où une sécheresse se ferait sentir, il suffirait d’ouvrir les vannes pour irriguer le tout!

Pour moi, les rizières de la région de Kumarakom et de Kottayam sont parmi  les plus belles que je n’ai vu jusqu’ici!

Une ballade en bateau

À Kumarakom, nous allions le découvrir, les habitants vivent à même la nature. La lessive, la vaisselle et souvent les ablutions se font dans le canal près d’un petit escalier aménagé à cet effet.Une agréable ballade en petit bateau nous a permis de découvrir les environs mais aussi de participer à la vie de ce village.

À toutes les heures de la journée nous pouvons apercevoir des personnes qui marchent dans un petit sentier qui longe les canaux. Une femme qui se promène avec une charge sur la tête, d’autres qui font la jasette, un homme qui réajuste son dothi en marchant et des étudiants qui reviennent de l’école.


Les canaux servent aussi de moyens de transport de toutes les sortes. Pour le bonheur des touristes bien sûr mais aussi pour transporter du bois, de la boue enlevée du canal, des légumes et même des briques. Parfois les embarquations sont tellement chargées qu’elles dépassent à peine de quelques pouces le niveau de l’eau!

Quelques petits ponts permettent de traverser d’une rive à l’autre et à certains endroits  de petites barques assurent le passage aux résidents du coin. Nous avons même vu des hommes installer leur moto sur l’une de ces embarquations! Il y avait même deux motos côté à côte! L’histoire ne dit pas comment s’est terminée l’aventure…

Au fil d’un détour, un pêcheur lance son filet, un autre pêche à la ligne installé juste devant sa maison. Les abords des canaux sont très vivants à toute heure du jour.

En fin d’après-midi,nous avons vu une maman traverser le canal dans une petite barque de bois pour aller chercher ses enfants sur l’autre rive alors qu’ils revenaient de l’école. Ici, les enfants ne traversent pas les rues, ils traversent les canaux.

Pour terminer notre douce ballade, un magnifique coucher de soleil nous a fait ses salutations au dessus du lac Vembanad, tout près. Merci la vie…

 

 

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Une visite au village

Depuis quelques jours, nous prenons le temps de nous reposer à la plage de Cherai, notre arrêt était prévu pour cela. L’hôtel donne directement sur la plage, à quelques mètres de la mer. Nous rencontrons des personnes très intéressantes avec qui nous tissons de beaux liens, tout doucement. Le soleil est de la partie, la chaleur aussi. Nous sommes chanceux et nous passons de beaux moments.

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Il y a quelques jours, nous avons exploré le village de Cherai afin d’y acheter des provisions. Cette belle petite marche nous a fait découvrir de magnifiques canaux intérieurs, des filets de pêche chinois et une végétation luxuriante. En passant sur un des petits ponts qui relie la plage de Cherai à la terre ferme, nous nous sommes exclamé devant des méduses dans le canal avec les gamins du coin. Puis nous avons continué notre chemin en faisant bien attention, marcher le long de la route demeure toujours aussi périlleux mais nous commençons à nous y faire.

Par hasard, à l’entrée du village, nous avons longé un bâtiment où des tisserandes travaillaient sur leur métier. Elles nous ont invité à entrer et à les regarder actionner leur métier. Ces femmes nous ont accueilli avec de grands sourires et nous ont expliqué leur façon de faire à l’aide de quelques mots jumelés avec des signes. Puis elles ont fait une démonstration d’un air très sérieux…Le mouvement répétitif et rapide qu’elles exécutent avec leur bras pour faire passer le fuseau d’un côté à l’autre a attiré mon attention. Lorsque je les ai questionné à ce sujet, elles ont confirmé qu’elles développent de la douleur à l’épaule après un moment. Robert m’a fait remarquer qu’elles doivent aussi coordonner le mouvement des bras avec ceux des pieds pour actionner les pédales.  La pièce où elles travaillent est sombre mais relativement fraîche ce qui tranche avec la chaleur à l’extérieur. J’aurais beaucoup aimé en savoir plus long sur leur vie et leur demander si elles travaillent pour une petite usine ou une coopérative. Malheureusement la barrière de la langue a de nouveau fait des siennes.

Puis nous sommes approché d’un groupe  d’hommes occupés à concasser de la pierre sous un soleil brûlant. La chaleur était suffocante!  Il y a beaucoup de réfection des routes car le village se prépare à recevoir plus  de visiteurs pour le congé des Fêtes. La population sera augmentée de quelques millers de personnes. C’est le début de la haute saison! Et les rues ont désespérément besoin d’être réparées! Mais quel travail difficile…

Nous avons facilement trouvé des fruits et des légumes frais dans des étals le long de la rue. Nous avons choisi de belles oranges et un concombre bien juteux. Les concombres sont si délicieux ici!

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Tout près, à l’étal voisin, des hommes nous ont proposé des chips de pommes de terre fraîches cuites dans de l’huile de coco.Nous avons eu droit à une petite dégustation et c’était tellement bon que nous nous sommes laissé tenter! Gentiment, le cuisinier a fait une petite démonstration de la cuisson juste pour nous tout en prenant la pose pour la photo bien sûr!

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Pendant notre exploration des rues de Cherai un jeune homme est venu nous saluer. À notre grande surprise il s’est présenté comme venant du Canada. Surprise, j’ai demandé des précisions car il y a une région tout près d’ici qui s’appelle Kanada… »Mais non, je viens du pays Canada, je suis de Winnipeg! » Il est venu visiter ses parents pour le congé de Noël, il possède toujours des propriétés à Cherai et il compte y revenir un jour mais pas pour l’instant. Nous avons jasé des changements survenus à Cherai depuis quelques années. Le village était plus petit et très calme, maintenant de nombreuses constructions se sont ajoutées causant la perte de beaux espaces verts. Sans compter les déchets qui traînent un peu partout. D’un air songeur, il a ajouté  qu’il aimait bien son village comme il était il y a quelques années…

Quant à nous, nous avons passé un très bel après-midi à faire nos courses dans ce joli petit village. Merci la vie.

 

Sur la plage de Kappad

C’est sur la plage de Kappad que Vasco de Gama est arrivé en Inde. Une plage magnifique où nous avons marché.

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Pris des photos.

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Jasé avec d’autres promeneurs.

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Nous avons pris le temps de faire plus ample connaissance avec les autres promeneurs qui se sont adressé à nous. Après les questions d’usage sur notre pays d’origine et la durée de notre séjour dans leur ville, nous avons pu poser nos questions afin de mieux comprendre ce que nous  observons autour de nous. Nous apprenons à connaître un peu plus l’Inde au fil des rencontres grâce à la générosité de toutes ces personnes.

 

Robert a acheté un billet pour encourager la ligue de football des jeunes de Kappad.

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Puis nous avons terminé notre journée à la plage de Calicut pour admirer un magnifique coucher de soleil

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Il était une fois Mysore

Nous avons passé quelques jours à Mysore, une ville située près de Bangalore dans le Karnataka, à 12 heures de train au sud de Hampi. La ville a une belle réputation pour ses marchés, ses temples et son palais, la résidence des maharajas.

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Une courte visite au marché en après-midi nous a permis de croquer quelques photos avant que la cohue de la fin de journée ne commence.

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Avec les fruits et les légumes en abondance, les épices et les pâtes de riz, la ville nous a offert une belle randonnée remplie d’odeurs contrastantes.

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Lors de la visite du majestueux palais du maharaja, certaines magnifiques pièces ont retenu notre attention avec leur plafond de verre teinté.

L’opulence de la vie du Maharaja et de sa cour se faisait sentir partout nous n’avons pu nous empêcher de penser à cette population si pauvre que nous voyons tous les jours, encore aujourd’hui. Pourtant, les visiteurs indiens nous ont semblé subjugués par ce qu’ils voyaient et la vie qui ėtait menée au palais.

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Nous avons aussi pris un tour administré par le gouvernement du Karnataka pour nous permettre de voir des sites parfois assez éloignés de Mysore. Lire la suite

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Au revoir Hampi

Juste avant de quitter pour aller prendre le train qui nous mènera vers Mysore, nous avons fait un dernier tour dans Hampi Bazaar.

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Dans le temple Virupaksh, les pèlerins se préparent à passer la nuit sur place. Nous en sommes à la deuxième journée des célébrations de la pleine lune de décembre et les participants n’ont pas le temps de retourner dans leur village.

 

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Voici pour vous faire vivre l’ambiance du temple

Quant à nous nous poursuivons notre route vers Mysore qui est à 12 heures de train plus au sud.

 

 

La campagne de Hampi

« Demain vous voulez voir les temples de l’autre côté de la rivière? » « Non Vinay, nous avons déjà vu beaucoup de temples. Nous voulons voir des villages, tu peux nous emmener en rickshaw? »

Et il nous a invité chez son grand-père dans un joli petit village. La famille habite dans une maison solide, avec un petit jardin en avant. Ils sont plusieurs: les grands-parents, deux frères de son père et l’épouse de l’un d’eux. La tante a permis à Robert de photographier la cuisine pendant qu’elle nous préparait le thé.

L’oncle a une formation paramédicale et il soigne les gens pour des maux qui ne nécessitent pas d’intervention chirurgicale. Des infections, les grippes et parfois la malaria, l’été. Il soigne et prescrit des médicaments au besoin. Il a essayé de m’expliquer davantage ce qu’il faisait mais son anglais ne suffisait pas. « Vous devriez apprendre le Kanara, je pourrais mieux vous expliquer. C’est une langue facile, vous devriez apprendre. » Il avait raison mais il ne sait pas que nous visitons plusieurs états et il avait oublié qu’il y a tant de langues parlées en Inde!

Puis l’oncle a sorti l’album de photo de son mariage et là il a trouvé les mots pour m’expliquer le sens de la cérémonie. La mariée était belle et je lui ai dit ce qui nous a valu un sourire radieux de sa part! Le thé était bon et nous étions bien.

L’oncle a demandé à Vinay d’aller lui chercher quelque chose. Celui-ci est revenu avec un autre album. Je ne comprenais pas…un autre mariage? Et l’oncle qui insistait en me montrant les deux mariés. C’était lui mais pas avec la même femme! Tout le monde riait en voyant ma tête. « Vous avez deux femmes? » « Oui » me dit-il en riant. C’est là que la tante lui a donné une petite tape sur l’épaule en fronçant les sourcils. Elle nous a expliqué que la première femme est tombée malade et que son mari a pu avoir la permission de se remarier car il voulait des enfants. Il a donc épousé la sœur!

Vinay a nous dit que sa tante n’était pas trop contente que son mari nous montre le deuxième recueil de photos et nous avons tous choisi de taquiner l’oncle d’avoir fait fâcher sa femme. Le rire est de nouveau au rendez-vous. Mais j’ai bien vu que l’oncle regardait les photos de sa première épouse avec beaucoup de tendresse…Vinay nous a expliqué plus tard que la première femme a eu une attaque de polio et qu’elle ne pouvait plus avoir d’enfant, elle est donc retournée vivre chez ses parents. Ce qui a expliqué la permission spéciale de se remarier.

Puis nous avons repris la route après avoir remercié le grand-père de nous avoir reçus…

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Sur le chemin du retour nous avons vu des paysages magnifiques, des rizières, des bananeraies, des champs de canne à sucre.

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Vinay nous a montré des campements de personnes dont le métier est la récolte de la canne à sucre.

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Ils installent des camps rudimentaires le temps de la récolte et ils repartent ailleurs vers un autre cultivateur lorsque le travail est terminé.

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Nous avons chaudement remercié notre chauffeur de rickshaw pour ce qu’il nous a fait fait voir lors de notre escapade à la campagne. Encore une fois, nous nous sommes sentis privilégiés.